Retrouvez moi sur Saatchi !
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Minuit 2

 

 Après les péripéties de la veille, je me suis réveillé bien tard alors que le soleil était à son zénith. Une table était aussitôt apprêté, sur la quel on disposa plusieurs mets de qualité afin de satisfaire ma faim. Je fus enchanté de déjeuner en plein air sur un tapis soigneusement étalé sur la véranda. L’assise était tellement agréable que j’ai choisis d’y demeurer toute la journée pour y prendre du repos. Mon foyer n’était ni grand ni petit,  d’une taille convenable que même les voisins jalouseraient. Par ailleurs on la cambriola plusieurs fois, pour y dérobé quelques shampoing Head & Shoulders et des chaussettes Wannabe. Pourtant l’intérieur, fait honneur aux architectes tunisiens, qui comme à leurs habitudes, se livrent à des expériences de proportionnalités; laissant à penser que certaines pièces ne sont pas destiné à une occupation humaine. Mais on pouvait y dormir, manger et surtout boire, ce qui est essentiel. L’excellence de ce lieu réside en son magnifique jardin bordant la véranda. Il y pousse un olivier, des palmiers et un figuier fort généreux. Des plantes fleuris occupent les espaces restant, ou quatre tortues très animés ont absorbé le gros de mon attention.

 

Il y a trois mâles et une femelle dont l’occupation principale est de manger, copuler et déféquer. Spectacles qui en toutes chose m’a beaucoup étonné. Ils s’adonnaient à des tournantes semblable à celle des bas fond français, là où le plaisir de l’un s’achevait commençais la jouissance du suivant. La femelle qui a elle seul devait combler l’appétit de ces congénères ne cessais de fuir à la recherche d’un recoin ou son orifice puisse être hors d’atteinte. Hélas les mâles furent si bien organisé que tandis que l’un charge violemment à coups de carapace l’autre la montait de bon gré, malgré que celle-ci tentait de leur échapper. Le troisième fou d’amour bouscula son semblable en plein action pour s’adonner également aux joyeusetés de la reproduction. Une fois satisfaits ; ces derniers jetèrent leurs dévolue sur un morceau de salade flétri qu’on se disputa avec violence. Derechef les couilles pleines, les mâles partirent aussitôt à la recherche de la fameuse a fourrer. Entre temps elle trouva refuge dans un angle entre un pot à plante et un mejmar .Elle positionna stratégiquement son arrière train dans l’angle couvert, mais cela n’est pas suffisant pour arrêter trois tortues en chien. Ils la délogèrent et lui donnèrent de nouveau son due. Le muezzin sonnait l’appel de la dernière prière de la journée au même moment que les reptiles s’adonnaient à leurs dernières fornications, après quoi ils disparurent avec le soleil, au levé de la nuit.

 

On alluma une forte lumière qui éclairait toute la véranda, nous installâmes une table et dînâmes fort bien de plusieurs spécialités agrémenté d’un vin rouge libanais estampillé Hallal. Nous fîmes bombance et l’on se conta diverses histoires pour se divertir. Lors d’un long silence qui rendrait mal à l’aise un homme sobre, je dirigeais mon regards au sol. Sur une dalle de marbre ou la lumière se concentrait en grande partie. Une vingtaine de fourmis ailé dansaient, tournaient sur elle-même, se recroquevillaient puis sautillèrent énergiquement sur place. Elles vénéraient cette  lumière durant  plusieurs minutes, jusque en finir funestement morte sur place. Les papillons de nuit voyant le sol jonché de cadavres  et craignant de subir le même destin, s’éloignaient progressivement de l’ampoule made in china jusqu'à disparaître dans l’obscurité. Peut-être me disais-je, pour rejoindre et adorer une véritable flamme. Mes derniers songes étaient pour Attar, après quoi je tombais ivre de sommeil sur un coussinet volant.

 

Haroun

 

06/10/2015 Tunis