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ven.

03

juin

2016

Installation : Improvisation sur friche, Feat Don Mura.

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mar.

16

févr.

2016

Hermes : Sketch scene "N°21"

réinterprétation Le  monde lame 21 tarot
Sketch " N°21 ", 21x28, acrylic on paper, 2016.
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mar.

09

févr.

2016

Hermes : Sketch scene "N°2" 

réinterprétation La papesse lame 2 tarot
Sketch " N°2 ", 21x28, acrylic on paper, 2016.
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jeu.

04

févr.

2016

Hermes: Sketch portrait of Lucie

Sketch portrait of Lucie, Acrylic on paper, 2016.
Sketch portrait of Lucie, Acrylic on paper, 2016.
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jeu.

28

janv.

2016

LA TRAVERSÉE DU SIÈCLE 

 

Performance artistique "La Traversée du siècle", 2011.

Réalisation : Ouissem MOALLA

D’après l'oeuvre originale de Samuel BECKETT : "Waiting For Godot".

Avec la participation d' Ousmane Ba.

 

Artistic performance " Crossing the century", 2011.

Directed Ouissem MOALLA

According to the original work of Samuel Beckett : " Waiting For Godot " .

With Ousmane Ba participation .

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mer.

27

janv.

2016

Work Group " La Soufrerie "

" Munissez vous d'un cache-oeil, ne prenez pas le pinceau! Déléguez l'action de peindre! Il s'agit de donner les meilleures indications et recommandations... Puis découvrir sa propre peinture "

Posté par La Soufrerie sur mercredi 27 janvier 2016
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mer.

27

janv.

2016

Narration: Minuit 5

Cliquez sur l'image, pour accéder aux Miuits précédents.
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Ahhh ce vent… ça faisait longtemps. C’est un spectacle à lui tout seul. Des bourrasques violentes et puissantes qui remuent le jardin. Les feuilles tombent sec. Les  arbres valsent avec le courant, menacent de s’arracher d’une seconde à l’autre. Les débris s’élèvent en grand tourbillons s’abattent sur la véranda, produisant des claquements plusieurs fois réitérer comme des caniches contre un rocher.

 

Et les chaises en bois ou en plastique se  frôlent, glissent et flottent dans tous les sens puis se mêlent à la cérémonie. Idée reçue stéréotype d’une séance de spiritisme. Les seaux en acier croassent et gesticulent avec force dans tous les sens. Tout à coup grincent des éclaircis au loin illuminant tel un stroboscope la scène. C’est la fête.

 

Puis Yves le vent s’abat de plus en plus fort. Les chats aboient dans le quartier. C’est l’affolement pour ceux qui subissent, le monde à l’envers. Il est deux heures à l’ abri dans l’immense villa vide. L’écho des portes et fenêtres de bois qui vibrent  semblent céder d’une minute à l’autre, vibrent et claquent comme si Swagman possédé tentait de les ouvrir.

 

Yves veut entrer ! C’est ainsi que je l’ai baptisé. Oui, Yves veut entrer à tout prix et s’engouffre dans les cavités extérieur des orifices du foyer, produisant un grandement extraordinaire. On croirait une bête s’accouplant avec un instrument à vent. Comme stimulé par l’atmosphère catastrophique, les chiens sur deux pattes se bataillent en miaulant et les oiseaux râlent: Halléluia !

 

Là pendant un instant, on penserait que Yves c’est apaisé. Instant d’hésitation : « Yves » ce n’est pas assez scientifique pour nommer un vent. Mais non ! Il REVIENT ! Il revient en toute puissance creuser les tréfonds de la terre ! Rode autour de la villa repoussant ces moindre angles et ces moindres courbes, au point de raclée la peinture, lui faisant chuté d’énormes croûtes d’adolescente.

 

Les taules de la cabane au fond du jardin finissent par s’envolé avec un mouvement rotatif et se plantent net au sol. Semblant de Shuriken, provoquant par leurs entrechoquements une musique assourdissante. Et au diable la science, Yves c’est très bien et c’est breton ! C’est comme la mer.

 

Yves suit sa course, entraîne les sachets plastiques dans les allés, participe au ménage et à la symphonie du spectacle. Crac ! Là, un arbre à céder ! C’est l’apocalypse les sachets Eco+ s’éventre sur les branches nues et le chaos se poursuit. De puissantes vagues cognent les murs, tout est sous pression et ça mousse. Encore un autre qui craque à l’impact d’une bourrasque ! On dirait la manif du CPE !

 

Encore un ! Ce n’est pas possible !Il va me niquer tout le jardin. Mais j’aime le bruit du bois qui succombe à cette force, ces craquements langoureux et irréguliers des veines. Quelle puissance ! Quel dance ! On aimerait le rejoindre ! On aimerait sortir s’y jeter à corps perdu, se faire transpercer par une rafale et être emmener ou bon semble à Yves. Dommage que je ne suis pas léger, je n’aurais pas dû manger ce couscous ce soir.

 

Après quelques heures on entend des coqs faire les coqs et le vent semble s’être calmé. Derrière la fenêtre, lumière éteinte, j’eux l’impression de voir un porno wagnérien. Yves chevauchant les Walkyries au Vietnam.

 

Et puis, comme à la fin de toutes musiques on se met à songer, à digérer.  Je repensais à une nuit d’excursion dans les hauteurs de la Schwarzwald. Une cousine germaine d’Yves nous avait rendu visite. On en a plus chié que ces chiens errants, ces hommes en devenir.

 

Je repense aussi à ces caniches derrière leurs écrans et pancartes souhaitant sauver la nature… Comme si elle avait besoin de nous. Si elle le voulait, elle nous balaye en un claquement de plaques lithosphériques. Un jour à sa merci, Gaïa ne fera pas de différence entre un homme et un grain de sable. Comme ces débris nos corps viendront souiller la véranda de leurs sangs. Certes, il vaut mieux s’en faire une amie. Mais faire connaissance avec ce genre de dame n’est pas affaire de Nutella et d’amérindiens. Sauvez-vous plutôt et fermez là !

 

 

L. KlÍma, Sfax, Hiver 2015.

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mer.

27

janv.

2016

Hermes : Sketch Selfportrait ex.

Sketch Selfportrait, Acrylic on paper, 2016.
Sketch Selfportrait, Acrylic on paper, 2016.
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mer.

13

janv.

2016

Hermes : Sketch Portrait of Fouz'

Clic on for more.
Sketch Fouz' portrait, Acrylic on paper, 2016.
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lun.

11

janv.

2016

Narration : Nuit 4

Nuits précédentes.
Nuits précédentes.

Aujourd’hui on a quitté la Capitale pour nous rendre à Sfax. C’est la grande ville usine du pays et le lieu de naissance de Melha, la compagne de Jahil. Jahil n’était pas chaud d’y aller et ça se comprends. Mais Melha  doit y mené des affaires.

 

Et sur la route entre Tunis et Sfax, on pouvait voir des habitations à l’aspect vieillot. Des champs d’oliviers, de la verdure, des montagnes géantes, presque en vie. On dirait des titans géants qui sommeillent. Une vision genre Seigneur des Anneaux. C’est vraiment dingue, c’est là que j’avais l’impression d’avoir changé de pays. Avant j’avais l’impression d’être sur une ville de la Côte d’Azur, étriqué, qui sent le mazout, Nice, Marseille, Ventimigllia, Genova et peut être plus loin Rome. Là sur une autoroute on se croirait en plein décor de l’Odyssée d’Homer par Franco Rossi et puis à chaque péage on retombe dans la monotonie. Heureusement qu’il y a ces vendeur de pain traditionnelle qui rattrapent le coche. Ils habitent le long de l’autoroute et se font un peu de thune avec les passages et les petites faims des gens qui transitent. Je leurs en achète toujours, et non par pitié ou par compassion, mais parce que c’est bon. C’est peut-être ce croustillant donné par les résidus de sable ou cette sueur salée tant il a été manipulé comme des billets. Puis au détour d’une sortie, un point méchouis, bien visible avec ces strips rouge et blanc et les bestiaux qui gambadent en face. Des moutons, des chèvres, des veaux : à toi de choisir. Le vieux berbère l’exécute en face de toi, là aussi tu as le choix  de voir ou pas. Mais il le fait à sa manière avec son couteau gravé. Il emmène le bestiau à l’arrière du resto, le caresse délicatement, dans le silence, il s’approche de son oreille et lui chuchote quelques vers sacrés. Ça y ‘est le bestiau est calme, il tend sa gorge, il est prêt à servir, « Valar dohaerys ». Même le bestiau sait apprécier une bonne poésie, « c’est pas le cas de tout de les humains » me disais-je. Une incision rapide et efficace sous son doux cou et le sang coule à flot. Ce sera pas du boudin, c’est Gaïa qui va le boire. Il est encore par terre, les yeux ouverts, il reste calme, le regard fixe vers la Mecque des moutons. Toi mon gars je mangerais ta chair, je suis végétariens mais ton sacrifice ne sera pas vain, je me souviendrais bien de toi, de ton gout de mort. Tu m’as fait penser à un seppuku .Le vioc reste à le regarder se vider sans un mot, il ne détourne pas les yeux. Je me demande combien t’en as égorgé, et c’est ce que je t’ai demandé. Tu m’as répondu : « seul dieu sait ».

A table j’eux une pensée pour ce mouton que j’ai baptisée Achille, je vais bouffer ton corps Achille. Une vie courte et un destin héroïque… Non je plaisante une vie simple mon petit Achille.

 

Vers la fin de la faim, j’ai humé une odeur qui m’était familière, des brindilles de hachich chauffé au rouge. L’âme qui se fraie un chemin entre les odeurs de bêtes, de grillade et de bois brûlé. Ici ? J’hallucine. C’est l’occasion de faire une balade digestive. Et suivant l’odeur, à ma surprise, se trouvait sous un olivier un berger, Morneg à la main et pipe bourré de Bheu : une vision idyllique. Je m’approche, sans gêne, lui sollicite son calumet, le pied lorsqu'on a fait bombance. Ceux qui connaissent le savent. Il était défoncé en pleine après-midi, son troupeau gardé par son chien. « Ah toi mon vieux t’attends pas le soir ». A mon arabe handicapé il comprit que je n’étais pas d’ici. Sur la France, je lui ai raconté le quotidien des petites gens, qu’il a plaint plus qu’autre chose. Il me demanda s’il était vrai qu’en occident ils insultent Dieu. « Non » lui répondis-je. « En Europe, Dieu est mort et ces fidèles avec lui, quoi qu’il en reste un peut en Italie ». Il a ri ! « Alors pour toi aussi il est mort ? » répliqua-t-il. Et naïvement je lui réponds « Moi, ma religion est l’amour ». Ce qui suivit me marqua l’esprit. Il ria à s’en taper le cul par terre, se reprit et s’exclama sur un ton réprobateur. « L’amour tu n’y connais rien. L’amour c’est comme boire ce rouge et fumer cette herbe sans modération, sans arrêt. Ça fait tourner la tête, c’est à vomir ces tripes, le corps qui flanche, ça te fait tomber dans les limbes, plus rien ne compte, tout est beau, tout est le bienvenu. Toi tu ne connais pas l’amour, c’est trop fort pour toi ».

 

 Soûlard, bédouin d’autoroute, t’est un Artiste mon gars, je me rappelle de ces mots comme si tu me les disais à l’instant. On aurais dit un passage de Persépolis, ou d'un autre film, je sais plus, je verrais. Et à cet instant le rouge et le vert se mélangent, deviennent un amas noirâtre, tes limbes que tu évoques. Dommage que t’est éphémère, je te reverrais plus. Les gens comme toi sont des apparitions, comme l’Athéna de l’Odyssée. Jnoun qui prend la forme d’un homme au détour d’un chemin. Mais disparaît…Je m’en fiche que la lune disparaisse quand je ne la vois plus, je suis pas Einstein et je veux pas le devenir. Que veux-tu que je réponde à tes mots. Rien. Je me suis tût. Il était temps de reprendre la route avant que la nuit d’hiver se dévoile. Je lui ai dit salut, il m’a dit Salam. Et avant de m’éloigner il me donna quelques graines que j’ai reconnues immédiatement. De la verte. Excellente rencontre, voilà tout.

 

Sfax, 2015.

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jeu.

07

janv.

2016

Poetry : La Véranda Ivre

Je veux demeurer éternellement ivre sur cette véranda

Qu’à la seule observation du paysage je m’apaise

 

Plus de bouteille de gaz,  plus de pensées

Plus de voyages ; Plus de flouze

Tunis, Sfax, la Mer, le Désert,

Et la France mon cercueil,

 

Tout ça, osef

 

Il n’y a plus que ce tableau,

Mon tableau qui se meut lentement

Dans l’entassement de villas au semblant de châteaux

Entre deux vétuste borj  surplombé de palmiers

 L’un encore habité et l’autre totalement désolé

 

Et mes yeux grands ouverts,

Sur ce crépuscule qui ne se termine pas

Succession de couleur qui se reflètent sur les nuages

Absorbé par la lumière qui s’estompe en danse

 

Et la silhouette des créatures vespérales

Cheveux en bataille qui frôlent le vent

Corps vêtu de plumes et d’une cuirasse d’écailles

A l’allure gigantesque d’un titan végétal

 

Viens le chant des oiseaux qui annonce le soir

Couplé à la superposition d’appels de muezzins

Résonnent comme un mantra bodhisattva

Symphonie de songe, pour une nuit d’hiver

 

Et puis cette brise trompeuse

Prise de froid par l’absence du soleil

Suggère la désagréable  sensation frisquette

Mais je reste inexorablement médusé,

Cela vaut bien le prix de cette paix

 

Là, assis, je contemple sans un mot malgré moi

Qui aimerais partager ce moment avec tous

 

Seulement mes murmures à peine sensible

Ne peuvent exprimer mon salut à cet instant

 

Car je veux demeurer éternellement ivre sur cette véranda

 

2016

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ven.

25

déc.

2015

Narration : Nuit 3

Cliquez sur l'image, pour accéder aux Nuits précédentes.
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Shams, aurait pu me réveiller, si un bonhomme ne le devançait pas chaque jour, me conseillant sur un ton solennel : «  Allez à la prière ! La prière est mieux que le sommeil ! La prière est mieux que le sommeil ! ». En bon pratiquant,  je n’ai pas manqué de faire mon café et de  cramer ma clope, en profitant de la fraîcheur de la matinée. Le réveil sur la véranda a été fastidieux et glisser mon corps jusqu’à la cafetière à bientôt fini par réveiller toute la compagnie. « Mais que branle-tu donc ?!! » me questionna agressivement mon frère. Je lui expliquais alors, que j’ai un rituel quotidiens à respecter et ce malgré l’ivresse de la veille. Son regard fixe se posa aussitôt sur mon café, qu’il consomma avec ma cigarette, dégageant une odeur miellée, cireuse, sèche, chaude, aromatique, qui évoqua l'odeur du tabac à pipe. Je compris par ce silence embaumant que la discussion est close. Assez vite, le vieux Jahil fit irruption dans la cuisine avec un air « Happy Days » ,qui ne nous mit pas en joie. Il a ces raisons d’être heureux. En effet, Jahil attendait son voyage au pays depuis quelques mois. C’est l’occasion pour lui de s’exhiber avec ça grosse bagnole, qui agit comme un talisman de charme, dans les quartiers pauvres de Tunis. Il a fait partie des esclaves volontaires, arrivé en France dans les années 70 qui gagnaient quatre francs par heure, en se cassant le dos dans d’immenses chantiers. D'ailleurs, il raconte fièrement la fois où il avait réussi a  négocier l’heure à cinq francs cinquante… vraiment génial. Son envie de montrer sa classe aux pauvres de son pays, était telle qu’il nous proposa de suite de sortir faire une activité. « A part la mosquée, je ne connais pas grand-chose d’ouvert à cinq heure du matin » répliquais-je. Quand soudain, mon frère eux l’excellente idée d’aller à la rencontre des pécheurs sur la plage, pour nous remplir l’estomac d’une grillade de mets marins, fraîchement cueillis. « Allah ! » Criât Jahil, « en voilà une divine idée ! » ajouta t’il. Sans trop tarder, ça femme se réveilla, nous nous apprêtâmes et nous partîmes vers un village du Cap Bon. Durant la route, il ne cessait de vanter le mérite d’avoir cette voiture. Il raconta comment il devint la propriété d’un chef de garage Alsacien, qui le fit dormir dans sa cave et pour qui il eux une admirable dévotion. Il poursuivit  en détaillant son premiers mariage, avec une blondasse de son village d’accueil, et des 20 années successives ou il occupera le même poste à la chaîne de production de Peugeot, pour nourrir ces oilles et ce, jusqu'à sa retraite.

 

En route, mon frère nous interpella, et attira notre attention sur des bassins de pisciculture. Ayant du temps d’avance, nous nous arrêtâmes pour observer l’élevage.  Je fis remarquer que les poissons sont nombreux et que certains semblaient être complètement défigurés et meurtri. Les distributeurs de nourriture, en concentraient dans leurs zones un nombre extraordinaire. Ils tournaient telle des mouches, attendant l’instant fatidique pour saisir leurs miettes, comme autrefois devant le bureau d'emplois, aux jours des ASSEDIC. On pouvait en voir s’élancer avec grand recul, pour attraper la nourriture avant même qu’elle ne pénètre l’eau. Cela était surement les plus futés. Ceux qui ne pouvaient se procurer de la nourriture de cette façon, s’attaquaient à leurs semblables pour leurs arracher un bout chaire. C’est ce qui justifiait les meurtrissures de certains, d’après mon frangin. « Ils ne seront pas proposer a la vente, ils seront réduit en morceau et donner à la prochaine génération » argua il a nouveau.

« Oué c'est pas différent des humains d’élevage quoi?» répliquais je. Mais la comparaison lui passa sous le nez et ne me répondit pas. Nous nous sommes délecté de ce spectacle dégueulasse et nous reprîmes la route.

 

Jahil repris aussitôt ces histoires assommantes, récit qui se situe entre « Dallas » et « Plus belle la vie » en terme de qualité soporifique. Il est persuadé que sa façon de vivre et son vécu sont les meilleurs qu’un homme puisse espérer, et il était déterminé à nous le prouver. Pourtant les gens satisfaits sont souvent silencieux et en paix. Lui non. Comme toutes les personnes peu éclairées, il combla ce vide en cherchant à briller, non pas par la flamme de l’intelligence ou la lumière de l’esprit, mais par une grosse voiture. Chevalier des temps moderne sur son dada, pommeau de vitesse faisant office d’épée et volant à la main gauche en guise de bouclier. Quand il est en France, Jahil garde soigneusement son dada dans l’écurie. Il ne le sort qu’à de rares occasions, comme pour l’emmener chez « Le meilleur mécanicien qui soit ! » . Celui-ci la réparera, la lavera ou la luxera, selon le porte-monnaie de son bon pigeon. Car en effet ça bagnole est bien banale en Europe et ça ne lui rapporte aucune fierté quand il se montre à son volant. En plus d’être un poisson, c’est aussi un pigeon, une vache à lait, une chimère. Je me remémore quand il prit tout juste sa retraite et qu’il toucha ces revenus. Je le connaissais en pleine forme, corps fort et puissant mais malheureusement, tête vide et poussiéreuse. Une semaine après avoir acheté son médiocre bolide, son médecin en pris connaissance et l’invita à une révision générale de ça mécanique organique cette fois. « C’est un bon médecin, le meilleur qui soit ! » s’exclamait-il. Quelques jours après, il lui diagnostique une maladie grave, il subira une intervention dans la quel on lui introduira trois ressorts dans l’aorte. Il doit se gaver de médicaments chèrement payé par la sécu et faire le bonheur de l’industrie pharmaceutique. Suivie de visites régulières chez son médecin, qui se fera un plaisir de le traire. Comprenez ce que j'insinue. Et ce dernier n’est pas le seul, ces enfants également réclament leur lait. Enfant infâme éduqué à téter l’argent à toutes les mamelles généreuses. Éduqué par une société qui se veut dynamique au mépris de l’humain. Cela lui apprendra de ne pas les avoir éduqué par lui-même. Et n’omettons pas sa compagne qui use de ces dernières forces, son dernier souffle et ces derniers sous.

 

Voyez-vous, je suis triste d’avoir sous mes yeux cet élevage d’humain qui pousse à s’entre-dévorer et pour cela que j’y préfère la solitude. Les minces filets qui cloisonnent le bassin n’empêchent pourtant pas de voir au-delà, mais il semble que la bassesse de l’homme le tiens focalisé à ce distributeur de nourriture, qui est en tout points analogue avec la machine sociétale infernale. Quant à moi, je ne prétends pas être plus haut que le commun des hommes, mais j’ai préféré traverser les filets et quitter l’élevage, à la recherche de mes racines sauvages. Certes, Animal mais ailée et sauvage. 

 

Jack London

 

07/10/2015 Tunis, Tunisie

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sam.

19

déc.

2015

Poetry : ZAPOÏ

C’est fœtus que sortis de ma génitrice j’ai crié : Zapoï ! 

 Zapoï consommant cette vie cul sec a l’instar de ceux qui sirotent

 ivre totalement ! Und  Tanzen : Tanzen ! Tanzen !

Tanzen ! Comme s’il y en avait d’autres. 

Zapoï avec rigueur ! Sans en laisser une seule goutte !

Avec violence et élégance ; Un Brasier de zuperbes uppercuts !

Zapoï vacillant avec la force d’un cyclone, rebondis ma course

Sur musique des doigts qui craquent à l’impact de mon crochet.

Zapoï appuis pour pléthore de droites qui partent  tel un torrent

Et mes phalanges lâches qui hachent le vent

Et ces vieilles vanités qui s’envolent.

Zapoï  est ce classe éclat souriant sans cesse, ne connaissant soleil ni sommeil

Frénésie sans question qui se précipite avec jouissance six pieds sous terre

Zapoï sans pause avant que  la mort s’impose comme seul repos.

 

2015

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jeu.

17

déc.

2015

Poetry : CHÂTEAU n°5

 

Ce mardi-là, comme d'habitude,  je fis faux-pas à Orphée

Et sur le pas de sa porte, j'ai flyé pour Mars 

porter visite à ma Souveraine d’Ares.

 cité façonné de rubis, ces femmes régnantes

D’une poigne de fer.

 

Les hommes enfermés dans le soufre font couler la forge

Et n’en sortent seulement la nuit

pour rejoindre leurs foyers

en frêles sous-fifres.

 

A ces fameuses, j’ai attribué : colère et force,

Passion et sang qui en firent des déesses.

Fulgurances  et flagrances ,

Sujet de désirs

 

À la différence d'autres fois l’atmosphère était suffocante,

Des cris d’orgasmes résonnaient, ça et là

le sentier,

jonché d’orgies, soumis, je ne pus résister.

 

Me voilà emprisonné par des furies,

corps suant, glissant les uns sur les autres ;

Affamer de ce délice de chaire suave,

m’y adonnant avec ferveur

 

Et subitement dans cette folie

Je sentis des ongles griffus se faufiler par les ports de ma peau,

m’arrachant au plaisir qu’on m’eût fait.

 

Affaiblie et me sentant saigner des flots,

je perçu des épines s’iriser sur leurs épidermes,

m’isolant dans une forêt de ronces,

et ce fut ma fin,

 

Oui, le rêve a comme un feu, femme, fumée et cendre.

 

2014

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mer.

09

déc.

2015

Critique : La peur

La peur où lorsque l'on vous pose devant les yeux des plats empoisonnés et que l'on vous convaincs qu' il n'y a pas d' autres solutions que de se presser de choisir l'un d'eux si vous ne voulez pas mourir de faim. Vous convenez que dans ce cas, le choix sage est de n'en manger aucun. Mieux vaut mourir de faim avec le temps limité que cela prendra, que d'une nourriture empoisonné qui vous maintient en vie dans la souffrance, avec une douleur longue et terrible. Mieux vaut la morsure d'un cobra que la longue digestion d'un serpent. Et combien même l'optique de la mort est funeste, il suffit de décrocher le regard de ces plats empoisonnés - que l'on a pris grand soin d' embellir l'apparence afin de captiver vos rétines- pour se rendre compte de l' infinité de nourriture saine qui nous entoure, et ce sera à vous d'aller la cueillir, de la cuisinier, de vous responsabiliser. Et que l'on ne pense pas que vous n'en avez pas le courage, certains dans le monde se font exploser pour l'amour d'une idole imaginaire, et vous ? Êtes vous prêt à mourir pour l'amour de votre pays, êtes vous prêt à donner du vôtre pour guérir votre nation ? Si la peur vous paralyse, c'est qu'il n'en vaut pas la peine, que vous en avez rien à foutre et vous aurez ce que vous méritez quand les adorateurs du Moloch sanguinaires multiplierons leurs assauts meurtriers et que l'on verra ceux qui vous incitent actuellement à bouffer de cette nourriture empoisonné, les premiers à fuirent, emportant avec eux le fruit de votre labeur.

Je ne crois pas à la politique, ni aux nations, ni au leader absolu, je ne crois pas tout cour. Mais quand je vois des Hommes qui m'ont beaucoup apprit et que je considère avec respect, proclamer le discours du désespoir et de la résignation, je commence à craindre pour l'Homme. J'aime l'Homme responsable, doué de ruse et d'imagination, d'intelligence et de discernement. Celui qui agit avec sagesse et qui transmet pour l'amour de la connaissance et le mépris de l'ignorance. Capable de travailler main dans la main pour accomplir des merveilles et se cultivant individuellement pour s'élever et élever ses semblables .

 

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lun.

07

déc.

2015

Dialectic : Du cercle

 

 

 

 

 

 

 

« Prendre du recul » ou « aller de l’avant »

c’est tourner en rond et donc rester à la surface.
« Creuser la chose » c’est le même résultat

mais en perdant deux fois plus de temps.
Alors ce qui nous reste à faire,

c’est « prendre de la hauteur ».

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sam.

28

nov.

2015

Le Village Hypocrite : à propos des pieux. 

Si vous croyez vraiment en votre Dieu et que tel que vous l’affirme votre Livre, il est à l’origine de tous les bienfaits dont vous profiter actuellement. Si vous croyez vraiment que cette terre n’est qu’un passage pour un monde meilleur. Alors vous devriez disposer la majorité de votre temps à le prier plutôt qu’à travailler afin de vous enrichir des futilités de ce monde passager.

Si vraiment vous croyez en ce Dieu Généreux et Miséricordieux ; vous ne passerez pas votre temps à guerroyer pour la conquête des terres de ce monde de passage, c’est tout simplement une perte de temps, un gaspillage d’énergie. Il est alors préférable et plus profitable pour le croyant d’inverser son temps de travail et son temps de prière, il devient celui qui travaille cinq fois cinq minutes par jour et qui consacre le reste aux louanges de son Unique Bienfaiteur ou encore --pour ceux qui se sentent supérieurs à la lecture de ces lignes -- celui qui travail seulement le Dimanche pour s’y adonner les six jours restant de la semaine. Mais cela est hors de question pour celui qui cache derrière le voile de la religiosité ces plus bas désirs.

La spiritualité Nescafé instantané ne mène nulle part si ce n’est sur le chemin de l’ignorance et de l’abêtissement. Mieux vaut n’adopter aucune religion que de combler son vide de spiritualité par des formules toutes faites. Là, peut-être, l’Intelligence s’éveillera et prendra le pas sur l’automatisme tant convoité par l’animalité refoulé de l’Homme.

 

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sam.

21

nov.

2015

Poetry : Oiseau Flambé

 

 

 

 Un oiseau enfermé dans une cage thoracique
Cage thoracique enfermée dans une cage anguleuse
Et celle-ci enfermé dans une cage sphérique
Et dehors ? Le vide tout plein, l’apesanteur, le corps plane
Débris mécanique que chaque atome aura déserté
Et toi oiseau, tu iras certainement rejoindre l’étoile qui t’aspire
Avec un peu de chance tu seras happé par un béant tourbillon noir
Et là tu retourneras dans la lumière. Négatif lumineux.
Âme oiseau toi aussi t'es moisi
Mais ta souffrance disparaîtra avec toi,
Distilled, une paix Absolut

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mer.

18

nov.

2015

Residency : At Firdaws 

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mar.

17

nov.

2015

Graffiti 

Chakchouka hermosa

Posté par Ouissem Moalla sur mardi 17 novembre 2015
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ven.

13

nov.

2015

Event

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mar.

10

nov.

2015

Video : Preview 

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mar.

06

oct.

2015

Narration : NUIT 2

 

Après les péripéties de la veille, n'allez pas croire que la Tunisie ce n'est que des douaniers et un port. Il y a aussi des choses bien comme ce qui va suivre. Je me suis réveillé bien tard alors que le soleil était à son zénith. Une table était aussitôt apprêté, sur la quel on disposa plusieurs mets de qualité afin de satisfaire ma faim. Je fus enchanté de déjeuner en plein air sur un tapis soigneusement étalé sur la véranda. L’assise était tellement agréable que j’ai choisis d’y demeurer toute la journée pour y prendre du repos. Mon foyer n’était ni grand ni petit,  d’une taille convenable que même les voisins jalouseraient. Par ailleurs on la cambriola plusieurs fois, pour y dérobé quelques shampoing Head & Shoulders et des chaussettes Wannabe. Pourtant l’intérieur, fait honneur aux architectes tunisiens, qui comme à leurs habitudes, se livrent à des expériences de proportionnalités; laissant à penser que certaines pièces ne sont pas destiné à une occupation humaine. Mais on pouvait y dormir, manger et surtout boire, ce qui est essentiel. L’excellence de ce lieu réside en son magnifique jardin bordant la véranda. Il y pousse un olivier, des palmiers et un figuier fort généreux. Des plantes fleuris occupent les espaces restant, ou quatre tortues très animés ont absorbé le gros de mon attention.

 Il y a trois mâles et une femelle dont l’occupation principale est de manger, copuler et déféquer. Spectacles qui en toutes chose m’a beaucoup étonné. Ils s’adonnaient à des tournantes semblable à celle des bas fond français, là où le plaisir de l’un s’achevait commençais la jouissance du suivant. La femelle qui a elle seul devait combler l’appétit de ces congénères ne cessais de fuir à la recherche d’un recoin ou son orifice puisse être hors d’atteinte. Hélas les mâles furent si bien organisé que tandis que l’un charge violemment à coups de carapace l’autre la montait de bon gré, malgré que celle-ci tentait de leur échapper. Le troisième fou d’amour bouscula son semblable en plein action pour s’adonner également aux joyeusetés de la reproduction. Une fois satisfaits ; ces derniers jetèrent leurs dévolue sur un morceau de salade flétri qu’on se disputa avec violence. Derechef les couilles pleines, les mâles partirent aussitôt à la recherche de la fameuse a fourrer. Entre temps elle trouva refuge dans un angle entre un pot à plante et un mejmar .Elle positionna stratégiquement son arrière train dans l’angle couvert, mais cela n’est pas suffisant pour arrêter trois tortues en chien. Ils la délogèrent et lui donnèrent de nouveau son due.Le muezzine sonnait l’appel de la dernière prière de la journée au même moment que les reptiles s’adonnaient à leurs dernières fornications, après quoi ils disparurent avec le soleil, au levé de la nuit.

On alluma une forte lumière qui éclairait toute la véranda, nous installâmes une table et dinâmes fort bien de plusieurs spécialités agrémenté d’un vin rouge libanais estampillé Hallal. Nous fîmes bombance et l’on se conta diverses histoires pour se divertir. Lors d’un long silence qui rendrait mal à l’aise un homme sobre, je dirigeais mon regards au sol. Sur une dalle de marbre ou la lumière se concentrait en grande partie. Une vingtaine de fourmis ailé dansaient, tournaient sur elle-même, se recroquevillaient puis sautillèrent énergiquement sur place. Elles vénéraient cette  lumière durant  plusieurs minutes, jusqu’ en finir funestement morte sur place. Les papillons de nuit voyant le sol jonché de cadavres  et craignant de subir le même destin, s’éloignaient progressivement de l’ampoule made in china jusqu’ à disparaitre dans l’obscurité. Peut-être me disais-je, pour rejoindre et adorer une véritable flamme. Mes derniers songes étaient pour Attar, après quoi je tombais ivre de sommeil sur un coussinet volant.

 

Haroun

 

06/10/2015 Tunis, Tunisie

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lun.

05

oct.

2015

Narration : NUIT 1

 

Les voyages en Tunisie par Ferry m’ont toujours réservé un lot de pitoyables surprises. Quel dépit de voir des douaniers vous faire tourner en rond, pendant des heures, avec vos effets personnels, pour en tirer un bakchich en devise étrangère : « Vous avez des euros ? » me demandait le douanier, « je dois avoir quelques pièces, mais je n’ai rien à déclarer » lui répondis-je. «  Ah 5 euro…sinon vous n’avez pas de dollards ? » me demanda-il après avoir fouillé mon porte-monnaie. Grosso modo, tu me donnes 30 euros en étant superficiellement contrôlé et dirigé directement à la sortie. Ou tu ne le fais pas et je te fais galérer à mort, comme le dit si bien l’expression tunisienne : « je vais monter ton âme au ciel ».

Et puis n’oublions pas l’application d’une loi aussi stupide que le dogme révolutionnaire : Elle consiste à vous confisquer toute choses portant un imprimé camouflage militaire, ( oui le truc à la mode en ce moment) de peur que vous n’allier guerroyer avec. Pour ma part j’y ai laissé 2 caleçon (oui très utile pour le Djihad), un stylo bushcraft et un petit sac à dos acheté chez Tati, de quoi conquérir la Tunisie quoi.

J’ai pensé que c’est une brimade qu’on m’a individuellement  appliqué pour ne pas leurs avoir  « payer le café », comme ils qualifient leurs pratiques crapuleuses. Mais il n’en est rien, j’ai constaté personnellement le miteux entrepôt d’objet saisis,  tenu d’ailleurs par un gosse de 16 ans. Et en effet entre alcool et tabac on retrouve de toute sortes d’objets à motifs camo.

Et comme le veut l’hospitalité tunisienne il est hors de question de récupérer vos affaires à la sortie du territoire, la confiscation est dé-fi-ni-ti-ve. Malgré cela j’ai tenté de trouver une solution avec le supérieur. Après lui avoir exposé mon cas, je reçois une réponse à l’air très suggestive : « Tu y tiens vraiment à ces affaires ? »  Traduction : « Tu me donnes combien pour récupérer  tes affaire ? ». Après lui avoir dit que j’y tenais, il reste planter devant moi pendant une minute attendant que je lui sorte un larcin. Ce que je ne fis pas.

Inutile de vous étaler mon dépit. J’ai pris mes cliques et mes claques , et sur le chemin de la sortie, un allemand accompagné de sa femme tunisienne, éclate en scandale en face d’un douanier qui lui forçait la main .Sa femme tends discrètement quelques billets bleu au dit douanier, pendant que son marie court  affolé dans tous les sens, cherchant autorité pouvant lui rendre justice. Mais n’espérer pas que la police présente sur place vous vienne en aide, ils vous attendent également au tournant et eux aussi sont assoiffés de « café ». Puis ça femme reviens défroqué et les papiers nécessaires entre la raie,  enfin elle convint  son marie de quitter le port sans étaler son scandale.

D’ailleurs tous les tunisiens baissent leurs froques à la douane du port de Tunis. « On se laisse enculer sans gêne », me racontait un monsieur dans  un café à la sortie de la Goulette. Lui venait de Genova dans le même vaisseau que moi, sauf que lui, arrosait grandement les douaniers pour qu’ils ferment l’œil sur des marchandises non déclarées ou complétement illégales. D’ailleurs il n’y a pas de montant fixe sur les taxes douanières, ça se négocie comme au souk et en devises étrangères s’il vous plait. En effet ce monsieur semblait bien informé et pour cause il effectuait tous les weekends un allé retour chargé de marchandises dont il tirait bon bénéfice à Tunis.

Enfin, remplis de haine, après le constat de telles pratiques, j’ai rejoints mon foyer et j’ai écris ce texte.

 

Tfou Alikoum, Jaffar.

 

05/10/2015 Tunis, Tunisie

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mar.

29

sept.

2015

Oratoire

"Oratoire", Acrylique et bombe aérosol sur bois, 200x150, 2014, Ouissem Moalla & vincent Blanc.
"Oratoire", Acrylique et bombe aérosol sur bois, 200x150, 2014, Ouissem Moalla & vincent Blanc.
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mer.

16

sept.

2015

Mery Series

" The Garden of earthly delight "
" The Garden of earthly delight "

 

I introduce a photographic work developed collaboratively during 2011. The different series follow in-situ inspired themes, illustrated by a free play and improvised accessories. The visual below is an overview, you can find the complete series on the page M SERIES.

 

 

Je vous présente un travail photographique élaboré en collaboration durant l'année 2011. Les différentes séries suivent des thèmes inspirés in situ, illustré par un jeu libre et des accessoires improvisés. Les visuelles ci-dessous constituent un aperçu, vous pouvez retrouver les séries complètes sur la page M SERIES.

 


Extrait de la série " Wedding Photography : DER BRÄVTIGAM "                        Aurélien Perrin & Patrick Welde photographed by Ouissem Moalla, 2011.

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lun.

07

sept.

2015

introduction to installation : "ADN"

" ADN ", 60x80, encre sur miroir, 2012.
" ADN ", 60x80, encre sur miroir, 2012.

Ink amended on framed mirror. / Encre modifiée sur miroir encadrée.

 A black label type "Dymo" is on the bottom of the frame, marked :" Eh mais tu T vu ".

Une étiquette noir de type "Dymo" se trouve sur le bas du cadre,  mention :" Eh mais tu T vu ".

A Jewish legend tells about a rabbi giving life to a clay golem in order to defend his community. For this, he wrote the word  "אמת" (phonetically EMET which means "truth") on its fronthead. The golem surpassing his creator and destroying what he had to protect, it had to be stopped. For this, it was necessary to erase the first letter "א" (aleph) because "מת"  (phonetically MET) translates as "death".

The Golem became what was used to create it : clay.

 

Une légende hébraïque conte l’histoire d’un rabbin donnant vie à un golem en terre glaise, afin de défendre sa communauté. Pour cela, il lui inscrivit le mot אמת"" (phonétiquement EMET qui se traduit par "vérité") sur le front. Le golem surpassant son créateur et détruisant ce qu’il devait protéger, dût être stoppé.

Pour cela, il fallut effacer la première lettre "א"(aleph) car ""מת (phonétiquement MET) se traduit par "mort". Le Golem redevint ce qui avait servi à sa création :

de la terre glaise.

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lun.

31

août

2015

Mimesis : Reinforced Concrete Block

Installation " Béton armée ", 60x50x50, Volume suspendu à un peson,  2013, On SAATCHI.
Installation " Béton armée ", 60x50x50, Volume suspendu à un peson, 2013, On SAATCHI.
Installation Plan / Plan d'installation
Installation Plan / Plan d'installation

 

 

Détails de l’installation :

 

 Le volume est suspendu à ras du sol par le crochet d’un peson indiquant le poids 25,5KG. Le peson est fixé à une chaine plate (diamètre 6 et Hxl 12*42) puis attaché à un point solide en hauteur. Le volume n’est pas accessible au touché. La périphérie au tour du volume est fermée au spectateur. On veille à ce que la mesure sur le peson puisse être lue à cette distance.

 

 

L’idée est d’interroger le spectateur sur l’illusion, à savoir si c’est la balance qui indique un poids faussé ou le volume qui n’est pas ce qu’il est prétendu être.

Le peson.
Le peson.
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lun.

17

août

2015

About Solutions

" Solution n° 0"

Serigraphy on goat's fur stretched on a framework

 Size: 70 H x 70 W x 4 cm

Buy on Saatchi

 

Ce travail est le résultat d'une observation sur le rapport qu'entretient  le symbole "hallal" avec la production industrielle et le marketing.

 

Les solutions sont à l’image d'un processus industriel. Ce sont de simples peaux d’animaux sur les quel est sérigraphie un tampon : toujours le même. La sérigraphie donne cet aspect « à la chaine » et la notion de grande production. L’encadrement, tend à rapprocher l’œuvre d’une esthétique occidentale, il présente un aspect fini du produit,  « bien carré et bien emballé ».

 

C’est une démarche qui « Popartise » ce symbole. Comme une continuation du processus d’appropriation par l'industrie et le marché.

 

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dim.

16

août

2015

Allegory : La lettre (suite)

"Yellow Allegory"

Painting: Acrylic, Ink and oilstick on Canvas.

Size: 50 H x 70 W x 2 cm

Buy on Saatchi

 

"ARTICLE PRECEDENT"

 C'est à force de poser ces voiles que l'on commence à s’intéresser à ce qui les composent. C'est au-delà du sens des mots que s'étend ma réflexion. Chaque lettre semble être un livre à part entière. Il me faut la lire, lire en elle, extraire la moelle qui se terre dans sa structure.

 

Une lettre sur une page blanche n'a rien de différent d'un galet noir sur une banquise. L'action est là, c'est le même soleil qui nourrit la chose et qui la fait agir sur son support. Le galet noir fait fondre et refaçonne la glace, là où les lettres fondent chaque chose et les façonnent. Après tout, rien du visible n'est dénué de nom et d'ailleurs même l'invisible s'en voit parfois revêtu.

 

 

Ainsi la suite de ce cheminement pousse à observer ce voile et le comprendre. Il faut alors le détisser fil par fil, lettre par lettre. Il ne s'agit plus ici de déchiffrer un livre banale, mais bien le monde visible qui s'offre à notre regard. De ce point de vue, les lettres sont semblables à des composants chimiques, se mêlant les unes aux autres pour façonner toutes choses, vous et moi y compris.

 

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sam.

15

août

2015

First Allegory : Le voile

"First Allegory" 2010
Painting: Acrylic, Paper and oil stick on Canvas.
Size: 97 H x 243 W x 2 cm
Buy on Saatchi

Premier passage du mur à la toile. Une recherche sur les lettres et de l’être. Cette peinture inspiré par la facture de Basquiat m'a ouvert sur une nouvelle réflexion : le voilement et le dévoilement. Il faut voir les textes semblables des rideaux de dentelles, qui laissent voir que partiellement ce qu’ils suggèrent. Des filets dans lesquels le lecteur se fait happer comme un poisson et dans les quels il se débat parfois toute son existence.
En effet le livre, l’écrit, et la surabondance d'informations textuelles élevées au rang de source de dévoilement sont le plus souvent le voile en lui même. C'est la suggestion de cette peinture; faite avec l'intention d'amener le spectateur à outre-passer ce voile pour déniché les informations qu'il recouvre.

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